L’industrie papetière européenne dévoile ses plans pour 2050

1 mars 2017

La Confédération européenne de l’industrie papetière (CEPI) a mise en ligne sa feuille de route pour 2050. L’organisme prévoit une augmentation des investissements dans le but de faire baisser les émissions de carbone et de créer de la plus-value.

La CEPI mise sur une hausse des investissements

Plus de 3,5 milliards d’euros par an ont été investis depuis 2010 par l’industrie de la fibre et du papier forestier. Des dépenses principalement concentrées sur les bien d’équipements en Europe avec comme objectif de réduire les émissions de carbone et de faire progresser cette industrie. Des experts estiment que 24 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2050 seront nécessaires pour parvenir aux objectifs fixés en terme de réduction de carbone. Concomitamment, 20 milliards d’euros devront être dépensés dans la production de nouvelles alternatives biologiques. Ces 44 milliards seront dépensés à raison de 1.2 milliard par an soit 40% d’augmentation des investissements.

graphique CEPI investissements

Baisse des émissions de carbone mais hausse de la valeur ajoutée

Pour arriver à l’objectif de 80% d’émission de carbone en moins entre 1990 et 2050, il faut mettre en place un processus qui s’articule sur plusieurs axes. Premièrement, la baisse des émissions directes grâce à l’optimisation et à la flexibilité des sources énergétiques mais aussi à l’utilisation progressive de combustibles non fossiles et les nouvelles technologies. Dans un deuxième temps, la baisse des émissions indirectes et des transports. Par rapport à 2010, la CEPI prévoit une augmentation de la valeur ajoutée de l’ordre de 50% soit 25 milliards d’euros en Europe pour 2050. La CEPI précise cependant l’importance de l’implication des pouvoirs politiques dans la réussite de ces objectifs.

graphique CEPI émission carbone

Source images : CEPI